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COMMUNIQUE DE PRESSE
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Prêt pour publication
LES NOUVELLES D'UNE IMLOSION DÉMOGRAPHIQUE FONT OUBLIER LA POURSUITE DE L'EXPLOSION DÉMOGRAPHIQUE DANS DE NOMBREUX PAYS
Des chercheurs considèrent les programmes de planification familiale comme "un succès à parachever"
La population mondiale est-elle réellement passée d'une phase d'explosion démographique à une phase d'implosion, comme l'affirment depuis un certain temps de nombreux reportages et articles? Les programmes de planification familiale sont-ils devenus caduques, come l'impliquent certains de ces reportages? Pas encore, selon un dossier thématique et un rapport de recherche publiés récemment par RAND, un institut de recherche américain dont la mission est d'améliorer la prise de décision politique à travers une analyse indépendante et objective des faits.
A l'échelle mondiale, notent ces rapports, le nombre d'enfants par femme a effectivement baissé de moitié environ depuis 1950. Les plus fortes baisses ont été enregistrées en Asie de l'Est et an Amérique latine. Au Japon et dans beaucoup de pays d'Europe de l'Ouest, les taux de fécondité sont tombés en dessous de seuil minimum nécessaire pour empêcher une baisse continue de la population.
Toutefois, le battage médiatique autour de ces nouvelles tendances fait souvent perdre de vue que la population mondiale, elle, continue de croître rapidement--de 80 million d'âmes par an; ce qui ajoute à l'effectif mondial la population de l'Allemagne en une ennée ou alors l'équivalent de la polpulation de l'Afrique en une décennie. Environ 95% de cette croissance est concentrée dans les pays en développement. Dans bon nombre de ces pays, soulignent les auteurs, les taux de fécondité demeurent élevés et les programmes de planification familiale d'une importance cruciale.
Bien qu'il soit difficile de mesurer avec précision l'effet des programmes de planification familiale, certains évaluent leur contribution à plus de 40% de la baisse de la fécondité mondiale observeée au cours de ces trois dernières décennies. Toutefois, bien que ces programmes soient efficaces et peu coûteux, leur financement a été remis en cause. Ainsi, le Congrès américain a réduit le budget de l'Agence Américaine pour le Développement International (USAID) pour le financement des programmes de planification familiale pendant plusieurs années d'affilée, en partie parce que ses adversiares liaient ces programmes à l'avortement.
L'ironie, relèvent les chercheurs, est que de nombreuses études menées aussi bien en Hongrie qu'en Corée du Sud, en Russie, au Kazakhstan et au Bangladesh démontrent exactement le contraire: l'accès à la contraception a preécisément pour effect de réduire substantiellement l'avortement en prévenant les grossesses non désirées.
Les auteurs soulignent les faits suivants:
- L'essential de la croissance de la population mondiale a lieu dans les pays pauvres dont le développement socio-économique est le plus susceptible d'être compromis par une forte fécondité. En Afrique sub-saharienne, par example, le nombre moyen de naissances par femme est de 6.
- Le "momentum" démographique--la croissance démographique résiduelle même après une baisse de fécondité--alimente la croissance dans plusieurs régoins où le nombre de naissance par femme a pourtant baissé, ceci en raison d'un fort pourcentage de femmes en âge de procrée: En l'an 2000, près d'un demi-milliard de femmes--la plupart vivant dans les pays en développement--seront comprises dans la tranche d'âge de 15 à 24 ans.
- Beaucoup de femmes dans les pays en développement préfèreraient avoir un nombre réduit d'enfants. En réduisant l'écart entre ces préfèrences et le nombre de naissance--ce que les démographes appelent besoins non satisfaits en matière de contraception--l'on limiterait par là le nombre de grossesses non désirées et d'avortements. Ceci s'applique même dans certains pays à faible fécondité.
- Les programmes de planification familiale ont de multiples effect bénéfiques sur la santé et la qualité de la vie des mères et de leurs enfants, ainsi que pour le développement des pays pauvres. Ils sont aussi bénéfiques pour les pays donateurs dans la mesure où les pays bénéficiares de l'aide deviennet des partenaires commerciaux et des interlocuteurs politiques plus stables et coopératifs.
"Le moment est mal choisi pour réduire l'assistance financière aux programmes de planification familiale dans les pays en développement" soulignent les auteurs Julie DaVanzo et David M. Adamson.
Leur dossier thématique, intitulé "La planification familiale dans les pays en développement: Un succès à parachever," est basé sur une étude plus large de Rodolfo Bulatao, démographe et consultant de RAND, "The Value of Family Planning Programs in Developing Countries." Cette étude ainsi que le dossier thématique ont été co-financés par la Fondation William et Flora Hewlett, la Fondation Rockefeller, et le Fonds des Nations Unies pour la Population. Julie DaVanzo, éonomiste senior à RAND, dirige le projet, "Population Matters."
